Le livre dans ma vie

#CupOfTea

Le livre est un tube en plastique qu’on dévisse, à l’intérieur de la tête, il y a un cercle, et dans le tube du savon. L’enfant en moi souffle et mille bulles multicolores se créent et s’envolent au gré du vent.

C’est le printemps. La Comtesse de Ségur appelle depuis La case de l’oncle Tom, Sawyer. Une bulle déboule. Milou court après Idéfix et bouscule Rantanplan, un peu Gogol. La chèvre de Monsieur Séguin écoute Les contes du chat perché sur le muret, tout en mâchouillant distraitement un Poil de carotte. De sang-froid, Le fantôme de Canterville est Un roi sans divertissement, tout l’inverse du Petit Nicolas qui fait des bêtises, se bagarre, et se prend pour Robinson Crusoë.

Une bulle éclate. Fin de l’insouciance : il faut Des fleurs pour Algernon. Si par une nuit d’hiver un voyageur, chapeau melon vissé sur la tête En attendant Godot observe les arbres de Sylvia sur Les Hauts de Hurle-vent, il verra qu’ils ne sont pas plats, ni bath, mais Plath.

Au cœur du monde une bulle virevolte par-delà l’automne : c’est mon Anniversaire. Pinter ne dira pas le contraire. Alcools en pagaille et ritournelle de poèmes. Eloge de la folie. Wilt rit. Les enfants de Salonique savourent une Charlotte aux fraises. Au bar Dom Juan séduit Nadja, avant que la statue ne l’emporte. J’assiste à La destruction d’un cœur par L’alchimiste, celui du Dr Jekyll & Mr Hyde. Etrange cas, Si c’est un homme note Maus. Platonov et Pseudolus ne sont pas Misérables, ils conversent au salon avec L’ami retrouvé. Le chien du Club des cinq aboie. C’est Le cri du peuple. Les femmes sont sur le sofa : les Belles de Tunis racontent Les mémoires de Hongrie à la Belle du seigneur qui doucement pleure. Elle pense au Suicide de Durkheim.

L’été est bullaire. J’ai envie d’atteindre le Gai savoir. Sur le chemin d’Eze, soupir.

#Lectures

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