#Fin de la concorde

Il lui a susurré, il ne parlait jamais vraiment d’une voix forte – elle avait d’ailleurs toujours détesté cette manière suave qu’il avait de s’exprimer – il faut que tu passes à autre chose maintenant, que tu avances.

Il n’est pas bon de vivre dans le passé, tu sais. Non elle ne savait pas. Elle ne voulait pas savoir. Tout ce dont elle était sûre, c’était qu’elle désirait plus que tout vivre à ses côtés, blottir son nez enrhumé contre son cou l’hiver, partager un bout de drap de lin avec son pied droit les nuits d’été, enchevêtrer leurs allergies au pollen du printemps, profiter de l’été indien leurs cheveux emmêlés sous un parapluie d’automne.

Oui, elle regardait en arrière, toujours. C’est douillet la mélancolie, comme un coucher de soleil dans le rétroviseur. Ça fait mal aux yeux mais ça vaut le coup.

Concorde

Laisser un commentaire