#La pluie

On est tous prisonniers quand il pleut.

De son parapluie, dans sa capuche, sous son imperméable, de sa casquette, de ses bottes en plastique, du gris qui s’étale partout pour recouvrir toutes les couleurs de Paris.

Derrière les barreaux de sa prison dorée, elle attend que la pluie finisse de tomber. Elle regarde le Louvre tout mouillé, qui dégouline d’art et de sommités. Elle observe avec attention les nouveaux passages piétons, qui s’alignent formant une passerelle. Ils donnent l’axe de la rue Saint-Honoré, ils sont la poésie urbaine en pointillés d’un immeuble haussmannien à l’autre. Les clous sont le violon qui vibre et les trottoirs le piano de la romance en Fa majeur de Dvoràk.

Prisonniers de la mélancolie qui va de pair avec la pluie et sa musique si singulière.

Chambre avec vue

Laisser un commentaire