Lundi 29 février

miracleDepuis le XXème siècle, c’est la vingt-neuvième occurrence du 29 février. Tout le monde s’en fout mais tant pis. Un peu d’histoire ne fait pas de mal, et il est bon de s’arrêter sur un jour peu ordinaire.

En 1582, l’Etat catholique délaisse le calendrier julien au profit du calendrier grégorien. Le pape Grégoire XIII qui lui donna son nom se base sur un calendrier solaire, c’est-à-dire un calendrier dont les dates indiquent la position de la Terre par rapport au soleil. La différence avec le calendrier julien se situe au niveau des années bissextiles. Tous deux commencent le décompte à partir de l’Anno Domini, soit l’année de naissance de Jésus Christ. L’astronome Sosigène qui définit le calendrier julien fit une erreur de calcul qui entraîna un décalage d’environ huit jours par millénaire sur le temps vrai. Ce décalage se faisait sentir à l’équinoxe de printemps, qui déviait peu à peu, perturbant la fête de Pâques. Le calendrier grégorien permit, sur ordre du concile de Trente, de fixer le jour du printemps sur l’équinoxe, soit le 21 mars, en supprimant dix jours. Ce calendrier donne approximativement un temps moyen de l’année à 365,2425 jours. Pour se débarrasser des nombres à droite de la virgule, on ajoute tous les quatre ans un jour intercalaire, ouf, on y arrive, le fameux 29 février.

J’emprunte une définition au Larousse : « Les années bissextiles reviennent tous les quatre ans, comptent 366 jours (à l’exception des années dont le millésime est divisible par 100 mais non par 400) et dont le mois de février comporte 29 jours. »

Oui ben ça tangue un peu tout ça, bien que le millésime évoqué ne soit pas du pinard. Ce qu’il faut joyeusement retenir donc, c’est qu’on se balade un brin ivre dans un jour un peu rare, et comme tout ce qui est rare a un peu plus de valeur que les autres.

Chérissons-le pour ne pas qu’il se perde dans la poussière du temps.

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