M comme… Mobster

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RAP. Si ces trois lettres sont souvent connotées, dévoyées, malmenées, c’est qu’on ne fait pas référence au grand Dr Dre.

Son album 2001 nous propulse immédiatement dans une Chevrolet Impala, une lowrider, à suspension hydraulique, capot avant se balançant en rythme : des bagues à tous les doigts s’exhibent sur le volant en cuir tiède, un spliff est coincé entre l’index et le majeur du conducteur ; sur la banquette arrière, au-delà des volutes de fumée et des éblouissants rayons de soleil californiens, on distingue des bikinis moulés dans des corps dignes de La Naissance de Vénus de Boticelli.

L’intro, c’est Star Wars. Et que la guerre commence. Les featurings de légende se bousculent : Snoop Doggy Dog, Eminem, Xzibit, Nate Dogg, Hittman, et Mary J. Blige. Leur dithyrambe concerne la drogue, la violence, le ghetto, et le noctambulisme.

Cet album révolutionne le rap avec une production avant-gardiste, signée Dr Dre himself, et annonce le hip hop moderne : le Gangsta Rap.

Il rappelle ne pas avoir raccroché les gants avec « Still Dre », ego trip magnifique écrit notamment par Jay-Z.

2001 fait la part belle aux riffs de guitare. Les mélodies se mêlent à l’averse de biftons estampillés Benjamin Franklin qui tombe sur les claviers.

2001, Odyssée du Rap. Album d’anthologie : multi disque de platine, écoulé à plus de 10 millions d’exemplaires dans le monde entier, deuxième place du Billboard 200 – classement des 200 meilleures ventes d’album aux US – et un axiome : smoke weed everyday.

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